
Le cul collé au comptoir
Cimenté des pouvoirs
Ils taguent de faux espoirs
Le mur des isoloirs.
Ceux-là proménent en laisse
D'éphémères promesses
Qu'à l'aube ils renieront
Sans rime ni raison.
Il se pourrait pourtant
Qu'un beau matin se lève
Une armée de manants
Pour brûler leurs serments.
Ils porteraient au bras
Des bouquets de lilas
D'un mois de mai fleuri
De projets et d'envies.
Un poème de Christine PAIN-SIMON

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